2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 22:13

pain-de-vie.jpgJe me frotte les mains d’avance. J’en salive pour toi. Sur cette sentence du Notre Père, on pourrait écrire des livres entiers, et il va falloir que je te fasse tenir ça dans un billet. Or tu n’es pas sans savoir que l’esprit de synthèse n’est pas un habitué de ma maison – tout au plus vient-il dîner pour les grandes fêtes, et encore. Ça ne va donc pas être facile pour moi. Pour toi par contre, j’espère que ce sera un régal. Alors, en route pour un festin de prêtre, de prophète et de roi, à partager toi et moi.

Commençons par le pain, car ce n’est pas un petit morceau (bon, promis après j’arrête les jeux de mots stupides). Le pain est une chose extrêmement importante dans la tradition de Jésus et des apôtres, et ce avant même que Jésus ne se présente lui-même comme « le pain vivant descendu du ciel ». Tu dois savoir que le calendrier juif fait concorder un temps liturgique et un temps agraire. Les Shalosh regalim, les trois grandes fêtes de pèlerinage instituées par Dieu (cf. Exode 23, 14-17), font en effet correspondre un événement majeur de l’histoire d’Israël et le travail qui a été confié à l’Homme de « cultiver le jardin ».

Cela commence le 14 Nissan (au printemps), avec Pessah (Pâques) : c’est la fête des azymes, qui célèbre la libération de la servitude d’Israël en Egypte. Pendant sept jours, on fête donc la sortie d’Egypte, et durant cette période les fils d'Israël doivent s’abstenir de manger toute pâte levée. C’est aussi le moment de la moisson de l’orge, et le lendemain de Pessah, on doit donc offrir au prêtre un omer (environ 2,2 kg) des prémices de la récolte d’orge. Puis commence le décompte des 49 jours, sept semaines, qui conduisent à Shavouot, la fête des semaines et la moisson du blé. Le peuple est alors de nouveau convoqué au Temple pour cette Pentecôte, qui célèbre la réception de la Torah par Moïse au Sinaï. A cette occasion, on offre au Temple de Jérusalem les pains levés réalisés avec les prémices de la récolte des blés. Enfin, le 15 Tishri (automne), est fêtée Soukkot, la fête des tentes, où durant sept jours on dort dans des tentes ou des cabanes confectionnées soi-même selon ce qu'enseignent les Ecritures, pour rappeler l’assistance divine dont ont bénéficié les hébreux durant l’Exode. Et durant cette fête de pèlerinage, Dieu bénit les récoltes de l’année à venir. A la suite de quoi l’année agraire peut recommencer. Voilà, pour le détail de tout ça, je te renvoie au chapitre 16 du Deutéronome. Cette petite mise en bouche pour dire que dans la révélation, le travail du pain est mis en exergue comme un élément fondamental, on pourrait oser dire « sacramentel », de l’activité des fils d’Israël.

Voilà, alors la première chose à laquelle on doit prêter attention, nous chrétiens qui présentons également du pain au cours de la célébration de l’eucharistie, c’est que le pain est le fruit de la terre et du travail des hommes. On peut dire que le pain est la métonymie du fruit du travail, ce dont nous gardons la trace en français dans l’expression « travailler pour gagner son pain ». Par ailleurs, il faut observer le pain en particulier, et tout son cycle, s’en imprégner car c’est d’une force symbolique déconcertante, la nourriture de l’Homme parfaite : du labour aux semailles, de la germination à la moisson, le battage, la mouture pour réaliser la farine, le mélange avec le sel pour conserver, et l’eau pour lier, puis le pétrissage de la pâte, pour terminer par sa cuisson qui fera enfin de lui une nourriture. C’est toute l’histoire de l’incarnation. C’est l’histoire de la Parole. Mais nous allons y revenir.

Pour revenir, justement, à notre phrase du Notre Père, penchons-nous sur « le pain quotidien » (ou « le pain de ce jour » selon les traductions). Le terme grec, « epiousion », que l’on traduit par « quotidien » est très particulier. C’est ce qu’on appelle un hapax : il n’existe nulle part ailleurs dans la littérature grecque qu’à cet endroit, dans les évangiles. Or ce mot a la particularité étymologique de pouvoir être interprété de deux manières bien différentes : à la fois comme « quotidien » ou comme « supersubstantiel ». Saint Jérôme, ne s’y trompant pas, le traduisit donc ainsi par « supersubstantialem » dans la version de la Bible qui fit référence pendant des siècles, jusqu’à une révision assez récente qui est revenu au terme « quotidianum ». Considérant que la source orale est araméenne, et non grecque, il faut tout de même un sacré miracle de la providence, et un sacré génie des apôtres, pour transformer un enseignement sur le « pain quotidien », référence limpide pour un fils d’Israël à la manne du désert, en un enseignement compréhensible par les païens, tout aussi signifiant pour eux grâce à ce mot exceptionnel.

Expliquons tout de même un peu la référence à la manne qui rejoint ce terme de « supersubstantiel ». La manne est, dans la tradition juive, la nourriture descendue du ciel pour nourrir les fils d’Israël pendant les quarante ans de leur traversée du désert. Chaque jour, les hébreux ne devaient et ne pouvaient ramasser que la ration nécessaire à la journée ; sauf la veille du Shabbat où on devait récolter une double ration, qui se conservait miraculeusement jusqu’au lendemain. Car pendant le Shabbat, le Seigneur ne faisait pas descendre la manne. Tu vois là que la manne est une nourriture véritablement « quotidienne » dans ce sens où on n’en dispose rien de plus que ce qu’il faut pour un jour. On ne peut en faire de réserve, et on ne saurait évidemment en manquer. Pour ce qui est de la quantité quotidienne à ramasser par une personne, elle a été rapprochée, dans la tradition juive, à un omer : la fameuse quantité de prémices d’orge à offrir au lendemain de Pessah, qui célèbre justement la sortie d’Egypte, si tu as bien suivi. Voilà donc bien, lorsque Jésus parle de « pain quotidien » à quoi un disciple de Jésus ne pouvait que penser immédiatement.

Dans la tradition juive, toujours, la manne est étroitement liée, presque confondue, à la Torah. Dans le Talmud, il est dit qu’il n’y a pas de Torah sans manne comme il n’y a pas de manne sans Torah (Rabbi Eléazar ben Azariah, Abot III, 17a). Ce qui est essentiel à retenir pour nous c’est que ce pain quotidien que nous demandons est explicitement une nourriture qui vient du ciel, tout comme la Torah. Cela n’a rien d’une nourriture terrestre, et n’a donc que peu de choses à voir avec le fruit de la terre et du travail des hommes. Sinon, pourquoi le demanderions-nous à Dieu ? Sur cette distinction, le Deutéronome nous donne un éclairage, que nous retrouverons d’ailleurs dans la bouche de Jésus au désert (la fin devrait te dire quelque chose) :

Souviens-toi de tout le chemin que YHVH ton Dieu t'a fait faire pendant quarante ans dans le désert, afin de t'humilier, de t'éprouver et de connaître le fond de ton cœur : allais-tu ou non garder ses commandements ? Il t'a humilié, il t'a fait sentir la faim, il t'a donné à manger la manne que ni toi ni tes pères n'aviez connue, pour te montrer que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui sort de la bouche de YHVH. (Deutéronome 8, 2-3)

La manne sort de la bouche de Dieu, elle n’est autre que le Verbe divin. On commence à comprendre pourquoi Jésus, verbe incarné, s’assimile au pain descendu du ciel. Il est la manne, il est le pain quotidien qui nous nourrit pendant notre passage au désert. Si donc nous demandons au Père « donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien » ce n’est que parce que nous sommes conscients d’être au désert, déjà libérés de la servitude et dans l’attente de la terre promise qui se trouve désormais être le royaume de Dieu annoncé par Jésus.

On pourrait presque s’arrêter là… Le pain quotidien c’est Jésus, ce que nous demandons fait référence à l’eucharistie, point à la ligne, sentence suivante. Mais ce serait dommage ! Car si la référence à la manne est désormais évidente, pour nous chrétiens, cela nous embarque – et j’ai du mal à contenir mon enthousiasme et ma joie – dans quelques petits développements tout simplement passionnants sur l’eucharistie et sur la Parole de Dieu. C'est pourquoi, aujourd'hui, exceptionnellement, tu auras le droit à deux billets en un, et paf !

Donc, je te parlais plus haut du pain comme d’une figure de la Parole. Nous l’avons vu pour le pain descendu du ciel, figure de la parole de Dieu. Si tu te souviens de l’étape précédente, il était question que la volonté du Père soit sur terre telle qu’elle est au ciel. Si donc la volonté du Père au ciel est d’engendrer son fils, sa parole (au commencement était le Verbe, tout ça), nous pouvons voir désormais plus clairement comment sa volonté sur terre peut être semblable. Il s’agit ici-bas, comme au ciel, d’engendrer sa Parole. Contrairement aux animaux qui sont limités à la communication, l’homme aussi, comme Dieu, est capable de parole. Il est capable de faire du pain et est amené à s’en nourrir, et c’est même quelque chose d’essentiel dans sa vie, comme nous l’avons vu au début avec les fêtes de pèlerinage. Il y a donc quelque chose à regarder du côté du pain terrestre, fruit de la terre et du travail des hommes, celui-là même que nous présentons dans la sainte messe. Si la manne est parole de Dieu, alors on peut dire que le pain terrestre est quelque chose de la parole de l’homme. Comme la manne est une nourriture sortie de la bouche de Dieu (cf. extrait précédent du Deutéronome), on peut considérer par analogie le pain terrestre, celui qui sera transsubstantié en corps du Christ dans l’eucharistie, comme une nourriture sortie de la bouche de l’Homme.

Or Jésus nous enseigne quelque chose à ce sujet :

Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l'homme impur. Mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l'homme impur. [...] Ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche va dans le ventre pour être éliminé ? Tandis que ce qui sort de la bouche provient du coeur, et c'est cela qui rend l'homme impur. (Mathieu 15, 11;17-18)

Il est donc des paroles qui rendent impurs ceux qui les disent. Se nourrir ne peut rendre impur, mais c’est ce que tu donnes en nourriture qui peut te condamner. Là il faut noter que « De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. » (Jacques 3, 10). Il ne sort pas en effet, et Dieu merci, de la bouche de l’homme que ce qui est propre à le condamner. Il est aussi une parole qui peut, si on la porte sur nos lèvres, nous faire communier à Jésus, littéralement : l’annonce de l’évangile. Saint Paul nous dit ceci :

En effet, annoncer l'Évangile, ce n'est pas là mon motif d'orgueil, c'est une nécessité qui s'impose à moi ; malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile ! (1 Corinthiens 9, 16)

Et il dit encore :

Priez aussi pour moi : que Dieu mette la parole dans ma bouche pour que je fasse connaître avec assurance le mystère de l'Évangile dont je suis l'ambassadeur enchaîné. Priez donc afin que je trouve dans l'Évangile l'assurance nécessaire pour parler comme je le dois. (Ephésiens 6, 19-20).

L’évangile que nous proclamons pendant la messe, est comme l’offrande du pain offert pour la transsubstantiation. Il sort de notre bouche et ce faisant nous sommes habités par le Christ, comme le pain offert devient réellement son corps. Il est donc une parole qui s’impose à nos lèvres, non pas pour convaincre quiconque, ni pour convertir les non-croyants ou nos frères d’autres religions, mais pour sauver ceux qui l’annoncent, les transsubstantier. Nous qui avons reçu ce don du ciel par la bouche de Dieu, nous devons à notre tour mettre sur nos lèvres l’évangile pour que nous soyons sauvés. Sur la terre, comme au ciel ! C’est la condition même pour que la parole que nous avons reçue remplisse en nous sa fonction.

Oui, comme la neige et la pluie, une fois descendues du ciel, n'y retournent pas avant d'avoir humecté la terre, de l'avoir fécondée et fait produire, d'avoir assuré la semence au semeur et le pain au consommateur, telle est ma parole: une fois sortie de ma bouche, elle ne me revient pas à vide, sans avoir accompli mon vouloir et mené à bonne fin la mission que je lui ai confiée. (Isaïe 55, 10-11).

Ce passage d'Isaïe est indispensable pour comprendre le Notre Père, la prière en général, et le principe de l'évangélisation ! Nous le voyons, la parole sortie de la bouche de Dieu ne saurait nous féconder et remplir sa mission, si elle ne ressort pas de nous. C'est ainsi qu'est faite la volonté de Dieu sur terre, et nous avons là l'éclairage indispensable de la demande précédente. Cette conclusion s’est imposée à Saint Paul, qui est devenu pour nous tous un modèle d’évangélisation. Voilà pourquoi, au fond, l’évangélisation n’est pas du tout une affaire de prosélytisme. Si on prend le dialogue interreligieux par exemple, l’Eglise nous l’enseigne bien : nous ne devons pas nous adresser à nos frères dans un but prosélyte. Il ne s’agit pas, dans l’évangélisation, de convertir l’autre, mais d’être nous-même convertis par la parole que nous annonçons. Et si celui qui entend la parole doit être converti, il ne peut l'être que par la parole elle-même. La semence au semeur, et le pain au consommateur. Telle est l'accomplissement de la volonté de Dieu par sa parole descendue du ciel. Bref, il est indispensable pour nous, pour que la parole reçue soit féconde, qu’elle soit portée à nos lèvres. Sans cela, ce que nous avons reçu est vain, et nous aurons lu ou entendu la Parole pour rien.

Il s’agit donc d’oraliser, concrètement, l’enseignement de Jésus. En cela, écrire, comme je le fais sur ce blog, n’y suffit pas. On dit que « les paroles s’envolent, et les écrits restent » pour faire la part belle à l'écrit. Mais justement ! La parole de Dieu n’est pas destinée à rester, à demeurer en nous de manière statique. C’est une nourriture qui ne rassasie pas, qu’on ne possède pas, tout au contraire des denrées et biens de consommation terrestres. Il faut qu’elle s’envole, qu’elle retourne à Dieu, comme l’indique Isaïe. C’est ainsi qu’elle accompli sa mission. Nous ne sommes pas non plus dans la communication, qui est un mécanisme très animal. L'animal, au contraire de l'Homme, n'est pas capable de parole. Et il s’agit encore moins de réciter la parole de Dieu face à un mur, comme on communique sur Facebook : pour qu’il y ait parole, il faut qu’elle s’adresse à une ou des personnes en particulier. On doit oraliser l’évangile, oui, mais en s’adressant à quelqu’un, les yeux dans les yeux, pour le lui donner à entendre. « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux » nous dit Jésus (Mathieu 18, 20).Bref, tu vois qu'on approche de quelque chose d’assez précis, finalement.

C’est tout cela qui rend l’élan pour la nouvelle évangélisation si passionnante à mon sens. L’exhortation de nos papes depuis Paul VI se fait de plus en plus claire : la nouvelle évangélisation concerne avant tout les peuples anciennement chrétiens qui se sont sécularisés. Pourquoi ? Mais bien parce que nous sommes d’une culture chrétienne, qui a donc reçu la parole de Dieu comme la manne est descendue du ciel, mais qui ne l’annonce plus aujourd’hui. Nous ne faisons plus de pain. Il faut que nous la ressortions, que nous recommencions à l’annoncer pour que Dieu l'investisse de sa substance. Nous devons faire jaillir la parole de nos bouches, en prière, en action de grâce, en témoignage du don que nous avons reçu. Nous devons parler de Dieu, parler du royaume des cieux, transmettre les enseignements de Jésus Christ, fils unique de Dieu. Chaque jour que Dieu nous donne à vivre, pour qu'ils soient fécondés par Lui. Alors, dans ma prière je demande à Dieu de nous donner aujourd’hui ce pain quotidien, mais je prie par-là, comme Saint Paul, qu’il mette sur mes lèvres son évangile, afin que sur terre sa volonté soit telle qu’elle est au ciel.

Pour finir, je te propose quelques suggestions pratico-pratiques. D’abord, si tu as des enfants, tu peux commencer par leur transmettre l’évangile, leur raconter. Depuis le premier jour où je l’ai fait, mon fils me demande encore de temps en temps, après la lecture de l'histoire du soir, la prière et avant de dormir : « papa, tu me racontes une histoire de Jésus ? ». Cela m’amène à une autre suggestion qui découle vite de la première si le moment venu tu n’as pas une Bible sous la main : apprendre par cœur les textes ou au moins des passages, des évangiles. Au moins apprendre à les « raconter », pas forcément au mot près, mais pour être capable de les transmettre, de les expliquer. Pour cela, et c’est ma troisième suggestion, tu peux apprendre l’évangile en couple ou avec un ami ou plusieurs amis, en alternance, comme pour des révisions d’examen. Voilà, pour les petits exercices pratiques. En cela, la lecture et la prière communautaire sont des modèles types d’évangélisation, tout comme peut l’être sous un autre mode, le dialogue interreligieux. Le Notre Père, en particulier, qui est lui-même un enseignement de Jésus, dit à plusieurs, chaque jour en famille par exemple, remplie parfaitement cette fonction de pain quotidien. Et paf, comme ça je te refais le coup du caractère performatif de la prière, et la boucle est bouclée.

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commentaires

Makenrot 02/08/2011


Merci Pneumatis pour tes billets, je les dévore... Et petit à petit, je me construis au travers de ton éclairage, et la soif de continuer à creuser se fait plus forte. Notamment quand je vois des
évangiles comme celui de demain dans lequel j'ai du mal à reconnaitre Jésus...


Corine 03/08/2011



Oui, un vrai régal. Comme la réponse au commentaire précédent. Euh...encore merci.



Sofia 10/08/2011



"Ce qui est essentiel à retenir pour nous est que ce pain quotidien que nous demandons est explicitement une nourriture qui vient du ciel."


Ahah, c'est idiot mais il ne m'était jamais venu à l'esprit que le "pain quotidien" du Notre Père pouvait se rapporter à autre chose qu'à la nourriture terrestre. J'avais bien pensé à la
manne des Hébreux, mais surtout à un passage de l'évangile selon Matthieu, qui suit d'ailleurs le passage où Jésus enseigne le Notre Père (6:31 : "Ne vous inquiétez pas en disant "Qu'allons-nous
manger ? Qu'allons-nous boire ?""). Pour moi, ça devait se comprendre comme "ne vous inquiétez pas de ce que vous mangerez, il suffit de demander votre pain quotidien dans vos prières". 


Inutile de préciser que ton explication me semble plus logique. 



Vieil imbécile 10/08/2011


Vous avez écrit cette belle méditation avec joie et enthousiasme. Eh bien, c'est avec la même joie et le même enthousiasme que nous l'avons lu. Jubilatoire ! En attendant que tout cela redescende
concrètement dans nos vies... Merci !


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